Route de Cannes ×

Sur la route de Cannes

Prenons la route qui relie Cannes à Fréjus, la ville des paillettes à la ville des arènes.

À Los Angeles comme à New York le passant se voit dans des scènes de films. Telle rue, tel bâtiment, telle lumière rappellent une scène, un dialogue, un moment du cinéma. Difficile de voir les grattes-ciels de New York sans penser à Spiderman, ou l’Empire State Building sans revoir King-Kong. Paris, en France, joue un peu ce rôle. Du pont des Arts à Montmartre, en passant par les quais de Seine, des moments mythiques du septième art ressurgissent. À Cannes ce ne sont pas les films qui se rappellent à nous, nous sommes véritablement dans un film, le film du film, comme dans une perpétuelle mise en abîme. À Cannes il y a la croisette, les grands hôtels dont on ne peut observer que les façades, le bord de mer, le sable, au loin les îles de Lérins et ses moines priants. Voilà Cannes, avec son palais des Festivals, ses marches et son tapis immaculément rouge. Derrière ce front de mer, cette façade scénique, il y a aussi une ville, mais ce n’est pas la même ville. Derrière cette scène maritime c’est l’arrière-cour, la salle des reposes décors, c’est l’office. Le vrai Cannes, le Cannes connu des millions de cinéphiles, le Cannes qui passe en boucle lors du Festival de cinéma, ce Cannes-là se limite en une étroite bande de bitume, entre les palaces et la plage, dans un périmètre carré fort réduit. Pour le cinéma il n’y a que ce terroir-là qui compte, le reste n’existe pas.

Faisons alors la route inverse ; non pas la route qui mène vers Cannes, mais celle qui nous fait quitter Cannes. Cette route, cette départementale qui porte un numéro, et qui relie Cannes à Fréjus, la ville des paillettes à la ville des arènes. On croit sortir du cinéma et on y entre de nouveau. Sur cette route de front de mer reviennent à l’esprit les courses poursuites de James Bond et l’accident de Grace Kelly, bien réel celui-là, non pas dans un rêve. Les lacets, l’étroitesse de la route, la pente vertigineuse qui plonge dans la mer, voilà de quoi donner le frisson à tout amateur. Selon les options cinématographiques, le conducteur aura envie de freiner, ou bien d’accélérer. La route démarre bien gentiment, et soudain le spectacle apparaît. Le vrai spectacle, le vrai film, celui qui n’est pas inscrit sur des bobines, celui que l’on ne projette pas sur des écrans, le film de la nature, et un film changeant, en fonction des lumières et en fonction de l’heure.

Pour de plus amples renseignements, n’hésitez pas a nous contacter au 09 81 14 38 58 ou rivieracarrent@gmail.com

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